dimanche 6 octobre 2013

Guillaume Lemarchal - QPN - Galerie RDV

C’est à la galerie RDV que je démarre le cycle de la Quinzaine Photographique Nantaise 2013. Par sa série ‘’ Zone trouble et tremblement’’, Guillaume Lemarchal y traite à sa manière la question du ‘’ Biotope’’ soulevée cette année par les exposants de la QPN.

Cette dernière est incarnée au sein des photographies de l’artiste, par une volonté de témoigner d’un état de fait entre homme et nature. De notre rapport, des traces laissées dans ce milieu via notre évolution conjointe. Et ce par des cadrages assez judicieux, offrant un portrait gris bleuté aux nuances ocres et vertes, relevant tout la vérité des paysages.


‘’ mon travail s’appuie beaucoup sur l’occupation des territoires, notre manière d’habiter le monde et ce que cela fabrique en terme d’espace et de construction. De même, quelles empreintes et quelles scories laissons nous, quel nouveau paysage est ainsi élaboré, et surtout que nous dit ce paysage de nous même ‘’ - Guillaume Lemarchal



Dans cette galerie très White Cube , sans aucun cartel , il est difficile de saisir la portée politique dont se défend l’auteur. En parcourant les continents vers des lieux chargés historiquement, humainement comme écologiquement ( Tchernobyl, Russie orientale, Corée etc… ), on voit apparaître une certaine occurence de constructions militaires par exemple, de vestiges, et l’on y saisit bien la problématique de l’occupation du territoire, tout comme celle d’ une résistance naturelle.



De prime abord, j’ai donc sensiblement été plus touchée par l’aspect formel de ces photos, dont je l’ai dit , les couleurs sont très ‘’ vraies’’. Mais ce sont surtout les choix de cadrages, le découpage des prises de vue, leur rythmique, qui éloignent cette photographie de paysage de la photographie documentaire pure. L’artiste parle lui même de considérer les architectures naturelles et humaines comme des sculptures dont il façonne les lignes avec son objectif. ‘’ Ces artefacts ponctuent, structurent les espaces, les découpent, les divisent en créant des zones incertaines, des lignes, des brisures, des scissions, des frontières.’’



Première exposition plutôt intéressante donc, fonctionnant à mon sens comme un témoignage original de notre relation à la nature, mais qui est surtout une porte ouverte sur le reste du travail de ce photographe.

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